"Des Français
sans histoire"
Raphael Pillosio, 2009,
84 minutes
La France a interné des hommes, des femmes et
des enfants catégorisés comme "Nomades" durant
la Seconde Guerre mondiale. Une trentaine de camps disséminés
dans tout le pays, ont emprisonné environ 6 000 personnes de
mai 1940 à mai 1946.
Qui sont ces " Nomades " internés ?
Pourquoi ont-ils été internés ?
Quelles étaient leurs conditions de détention ?
Ce film qui part à la recherche des dernières traces
de ce passé, reconstitue l'Histoire méconnue d'une population
qui est marginalisée, stigmatisée depuis plus d'un siècle
par l'Etat français.
Au langage technique et froid de l'Administration répondent
des femmes et des hommes qui ont été internés.
Avec leurs mots, leurs accents, ils incarnent une parole ignorée
et c'est tout un pan du rapport entre l'Etat et les minorités
qui se dévoile sous nos yeux.
2009 - 84 minutes, une co-production l'atelier documentaire / 24 images
Plus d'informations : dossier
de presse
Contact : 05 45 95 25 83 / 06 12 50 18 00 - Site Internet : http://atelier-documentaire.fr/
Mail : atelierdocumentaire@yahoo.fr
Trapas men le : "ils nous ont attrapés"
Mémoire de l'internement des Tsiganes d'Aquitaine 1940-1946
Instep Aquitaine, 2005, 26 min
A l'origine de ce documentaire, la volonté d'une
jeune fille manouche de Pau, Doulcia Doerr, d'enquêter pour
découvrir certaines vérités sur cette histoire
et de les relater au plus large public. Le film montre aussi que la
démarche de Doulcia est symptomatique de celle de toute une
jeune génération de Tsiganes désireuse d'être
légitimement reconnue par la société française
et de s'y inscrire en médiatisant son histoire.
Le film a la forme d'un récit d'enquête, celle de Doulcia
qui rend compte, pas à pas, de l'avancement de ses recherches
et découvertes. Locales, d'abord avec les camps de Lannemezan,
Mérignac, des interviews de témoins, de survivants ;
puis sa connaissance des faits s'élargit avec les interviews
des rares chercheurs travaillant sur cette question : Marie-Christine
Hubert, spécialiste de l'internement des Tsiganes en France
et Henriette Asséo, historienne de l'extermination des Tsiganes
en Europe, répondent aux questions simples et directes de cette
jeune femme cherchant à reconstruire une mémoire en
perdition.
Contacts : Jean-Luc Poueyto, INSTEP Aquitaine, 14 av. Saragosse,
64000 PAU
Tel : 05 59 30 72 38 - Port : 06 07 14 05 50 - Mail : instep.pau@wanadoo.fr
Route de Limoges
Raphaël Pillosio, 2003 - 39 min
Le camp de concentration de la route de Limoges, situé
à Poitiers, fut un lieu d'internement, mais également
de déportation vers les camps d'extermination nazis. Des Juifs
et des Tsiganes y ont été enfermés. Aujourd'hui,
il ne reste plus de traces du camp. Des logements ont été
construits sur le site.
Deux internés du camp, une femme juive et un homme tsigane,
témoignent de ce qu'ils ont vécu et de leur action auprès
des pouvoirs publics pour la reconnaissance de l'internement et du
génocide.
Félicia Combaud insiste sur la solidarité qui existait
entre les Juifs et les Tsiganes dans le camp.
Jean-Louis Bauer raconte son internement dans les camps de Poitiers,
de Montreuil-Bellay et de Jargeau. Depuis vingt ans, il affronte l'administration
française pour qu'elle admette son implication dans l'internement
des Tsiganes et pour qu'elle consente à apposer des stèles
commémoratives sur les lieux de souvenir.
Contact : Raphael Pillosio 06 12 50 18 00
Un camp tzigane où il ferait bon vivre
Réalisé par Cédric Condom, Ecrit par Emmanuel
Migeot
Durée : 58 mn - Kilaohm productions, 2006
Entre juin 1942 et août
1944, sur la commune d'Arles, en Camargue, près de 700 Tziganes
furent détenus dans le camp d'internement de Saliers près
d'Arles. Car pour répondre aux critiques internationales le
gouvernement de Vichy, qui voulait une "vitrine" pour y
interner les nomades, fit construire "un camp modèle"
en Camargue, au prétexte, absurde, que la région était
"le berceau de la race gitane". Le projet fut confié
à un architecte des Monuments historiques qui voulait lui donner
l'aspect "d'un village agréable", d'un camp "où
il ferait bon vivre" !
Bien sûr le projet se transforma rapidement en fiasco
Ce documentaire retrace l'histoire de ce camp aujourd'hui physiquement
disparu et qui n'existe plus que dans le souvenir de quelques anciens
détenus de Saliers qui témoignent dans ce film. Il s'appuie
sur le travail du photographe Mathieu Pernot auteur d' "un camp
pour les bohémiens" publié en 2001 chez Actes Sud,
de l'historienne Marie-Christine Hubert, de l'archiviste Rémy
Bouder, et de membres d'associations et d'élus ayant contribué
à l'édification d'une stèle commémorative
sur le site du camp.
Contact : kilaohmproductions@wanadoo.fr
Cela durait nuit
et jour, cher enfant/
Es ging tag und nacht liebes kind
Katrin Seybold et Mélanie Spitta
1981 - 75 min (version sous-titrée en français)
Le film est une collaboration entre Mélanie Spitta, une femme
sinti, et la réalisatrice Katrin Seybold. ".
Il est composé de trois parties :"Jour et nuit" :
Wanda Pranden, une femme sinti, raconte. Elle était parmi les
premières prisonnières au camp."Pour nous, le passé
n'est pas mort" : Hans Braun, un survivant, fait visiter le "camp
tzigane" à des familles sinti et raconte ce qu'on leur
a fait subir."Pour nos enfants" : une famille fait le voyage
à Auschwitz avec des enfants, pour témoigner et transmettre
la mémoire de cette tragédie.
Le Mensonge
(Das falsche wort)
Katrin Seybold et Mélanie Spitta, 1987
- 85 min
Après la chute du régime nazi, les anciens
"scientifiques", spécialistes des Tsiganes, ceux
qui contribuèrent au génocide, non seulement ne furent
pas poursuivis, mais furent réintégrés en tant
"qu'experts" et entendus par les tribunaux lors des procès
d'indemnisation intentés par les Tsiganes.
"Les tribunaux ont donné crédit aux coupables et
non pas à nous, les victimes" , constate Mélanie
Spitta.Ce film montre des documents accablants et longtemps occultés
sur le génocide perpétré contre les Tsiganes.
Katrin Seybold Film
GmbH, Adalbertstr. 28, 80799 München - Mail : seyfilm@aol.com
Filmographie complémentaire
(documents consultables à la Médiathèque Fnasat-Gens
du voyage)
Les oubliés
de Montreuil Bellay / Boutibi,
Abdelali ; Candela Productions, Producteur. - 1999. - 26 min.
Voyage chez des Tziganes heureux
/ David, Jean-Marie ; Casa Dei / KTO, Producteur. - 2004. - 52 min.
Ces routes perdues / Maad, Kamel
. - 2005. - durée : 60 min
Témoignage de Mme Kreutzer Sonia
et M Freidwald Alfred / Aubel, Odile . - 2006. - durée
: 15 min
Le camp fantôme / Racine,
Tessa . - : Les films du paradoxe, 2005. - durée : 52 min.
Les souvenirs dhiver
se content à lautomne
/ Yves Mimo . prod. Ciné Margo , 36 min. tout public à
partir de 9 ans
http://www.lesecransdocumentaires.org

Le
projet est parrainé par le cinéaste Tony Gatlif
Il est encadré par un comité scientifique composé
dhistoriens : Henriette Asséo, Emmanuel Filhol, Marie
Christine Hubert, Alain Reyniers, Jacques Sigot
Il est porté par un comité dorganisation composé
des associations suivantes : ANGVC (Association Nationale des
Gens du Voyage Catholiques) / ASNIT (Association Sociale Nationale
Internationale Tzigane) / FNASAT-Gens du voyage (Fédération
Nationale des Associations Solidaires d'Action avec les Tsiganes
et les Gens du voyage) / LDH (Ligue des Droits de l'Homme) / MRAP
(Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les
Peuples) / Romani Art / UFAT (Union Française des Associations
Tsiganes) - Nous
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